Lettre de Delaunay à Adèle Martellet
Madame,
Votre aimable lettre m'a rappelé un passé glorieux, et je partage votre tristesse en voyant cet admirable répertoire disparaître peu à peu de l'affiche.
Si l'atavisme n'est pas un mensonge, mon fils tiendra à honneur de reprendre Un Caprice, le Chandelier (Clavaroche), les Caprices de Marianne (Octave), etc.
Il a déjà joué à Versailles le poète de la Nuit d'Octobre.
Ah ! si vous m'entendiez parler de notre cher et grand poète !
Votre lettre m'a fait grand bien, chère Madame.
DELAUNAY.
Versailles, dimanche 29 décembre 1893.
55, rue des Missionnaires.