Lettre à François Buloz

  • Baden, 15 septembre 1834
  • Destinataire : François Buloz
  • Source : Correspondance (1827-1857)

À François Buloz
Baden, 15 septembre 1834

Mon cher Buloz, je me trouve dans un embarras extrême, s'il ne vous est pas possible de faire en sorte que les 500 frs que vous devez m'envoyer pour le 1er octobre, me parvienne ici le 20 de ce mois. Mon séjour à Strasbourg, mes frais de transport et de voyages depuis que je l'ai quitté, m'ont mis à sec. J'ai agi trop legèrement, et j'en porte la peine. Ma mère est aux eaux de Lucques, en sorte que je me trouve vraiment dans la position la plus pénible, et tout-à fait sans ressource, ici, où je ne connais personne, si vous ne pouvez avancer votre envoi de dix jours, et me faire passer ces 500 frs le 20 par Made Levrault, qui, du reste est on ne peut plus obligeante, et qui, je le crois, avancerait elle même l'échéance de quelques jours si je le lui demandais. répondez moi vite un mot à ce sujet je vous prie. j'aurai déjà quelque / [f. 3 v°] peine à arriver au 20 avec ce qui me reste. Vous avez toujours été si obligeant vous-même pour moi, que j'espère que vous m'épargnerez cette triste affaire, dans un pays où je ne connais personne. Ce serait à ne savoir que devenir.

Si Mr Buloz est encore en Belgique je prie Mr Gerdes de vouloir bien porter le petit mot ci-inclus à Mr Bonnaire, de lui expliquer ce dont il s'agit, et de lui lire cette lettre. je lui en aurai mille obligations Alfd de Musset