Lettre à George Sand
Jeudi, 10 juillet.
Tu me demandes, mon amie, combien il te faut d’argent pour faire le voyage de Paris par Genève. Il ne faut pas l’entreprendre seul à moins de six cents francs et deux à moins de 1000. J’espère que le bon docteur se laissera persuader et que vous trouverez un moyen de lever les obstacles qui le retiennent à Venise. Il est fort important... (coupure). J’enrage de bon cœur de ne pas avoir un sou. Que ne puis-je vous être bon à quelque chose, vous les meilleurs de mes amis! Mais j’ai beau regarder mes quatre murs, je n’en saurais tirer une goutte d’huile. Ainsi, je ne serai jamais bon à rien, tant que je n’assassinerai personne. Il s’est passé bien des choses, mon cher Georgeot,....
si nous nous voyons à Paris; car je ne sais pas encore de quelle façon Mr le Tout-puissant en ordonnera à cet égard. Dans tous les cas, j’espère que nous nous donnerons une poignée de main.
Antonio est parti ces jours-ci. Je lui ai dit que vous alliez revenir ici. — «Vous devriez attendre le docteur, lui ai-je dit, il vous ramènerait dans votre pays, dans quelque temps.»...
riait de toutes ses forces et de si bon cœur que je me suis mis à en faire autant.
J’ai commencé le roman dont je t’ai parlé. A propos de cela si tu as, par hasard, conservé les lettres que je t’ai écrites depuis mon départ, fais-moi le plaisir de les rapporter dans un...
Dites-moi, Monsieur, est-ce vrai que Mme Sand soit une femme adorable? Telle est l’honnête question qu’une belle bête m’adressait l’autre jour. La chère créature ne l’a pas répété moins de trois fois pour voir apparemment si je varierais mes réponses. Chante, mon brave coq, me disais-je tout bas, tu ne feras pas renier saint Pierre... (coupure).