Lettre à François Buloz
À François Buloz
[31 mai 1835]
Mon cher ami, je pense à une chose. C'est que, comme vous savez, le Saule faisait partie d'un volume que Canel devait publier et dont il a égaré un manust — Il se pourrait qu'en voyant demain notre morceau, il le trouvât mauvais, bien qu'il ait tort. Cela n'en serait pas moins désagréable, et je haïrais comme peste toute contestation de cette sorte. Vous connaissez Canel ; évitez moi cela. Il y a une chose toute simple à lui dire, c'est que lorsqu'il s'agira de reunir ce que j'ai fait, en œuvres completes, comme n[ou]s en avons parlé, il sera dédommagé pour le Saule. (n'importe quand ce sera) Mais pensez y, vous me rendrez service. il ne faudrait qu'un méchant journal à 4 sous pour tomber là dessus.
À Vous
Alfd Mt
[Adresse :] Mr Buloz
Notes
- [1] Paris, Bibliothèque de l’Institut, fonds Lovenjoul F 982bis, f. 7. Lettre autographe signée sans suscription ni date. Un feuillet recto-verso.
- [2] Cette lettre concerne probablement Lucie, publiée dans la Revue des Deux Mondes du 1er juin 1835. Dans cette élégie, étaient repris des vers du Saule, d'où des démêlés éventuels avec Canel. Signalons que dans une copie de la Bibliothèque Lovenjoul (F 980, t. 59), Clouard datait cette lettre de janvier 1838, pensant qu'il était fait allusion à Frédéric et Bernerette, qui reprend l'invocation du Saule : « Pâle étoile du soir... » On peut hésiter entre ces deux dates.
- [3] Au verso de la même feuille.