Lettre à George Sand

  • S.d. [début du Carême de 1835]
  • Destinataire : George Sand
  • Source : Correspondance (1827-1857)

S.d. [début du Carême de 1835]
Mon cher Georgeot, je vais partir. Je suis tellement misérable que je n’ai même pas le courage d’attendre jusqu’à ton départ. J’ai fait mes petits paquets et ma place est retenue pour ce soir. Malgré que nous soyons aujourd’hui dans cette tristesse des jours gras, voudras-tu me donner un quart d’heure d’adieu ? Ce ne sera qu’autant que tu ne t’en effraieras pas. Si tu ne peux pas, écris-moi un mot que je ne parte pas sans une poignée de main, un dernier souvenir.
Ton pauvre vieux lièvre.