Lettre à George Sand
S.d. [fin février ou début mars 1835]
Je m’aperçois, mon enfant, que ce que je t’avais demandé n’est pas chez toi ; je ne sais pourquoi tu me renvoies ces oripeaux des anciens jours de joie ; si tu n’en voulais pas, il fallait les jeter par la fenêtre.
Il me semble comprendre à ta lettre que nous ne nous verrons plus avant ton départ et le mien. Je pars lundi ; ma place est retenue dans la malle-poste de Strasbourg. Les derniers mots de ton billet ont l’air d’un adieu, et un mot de notre dernière conversation m’a presque ôté le courage de t’en dire un autre. Je suis étonné qu’il reste dans mon cœur de la place pour une souffrance nouvelle. Qu’il en soit ce qui plaît à Dieu.