Lettre d'Alfred de Musset à Aimée d'Alton (XX)
Ma chère âme, je suis reposé et très peu colérique. Tu m'écris une lettre délicieuse et je suis si endormi que je cherche comment y répondre.
e trouve rien sinon ce que tu me dis toi-même. Faisons durer ces jours charmants aussi longtemps que possible.
J'ai eu cette nuit un moment d'atroce tristesse. Conserve-moi ton amitié et ton amour. Il n'y a pour moi d'autre moyen de vivre que de me serrer contre toi.
Voilà ton volume. Je vais voir si je peux faire des vers. Je t'écrirai.