Lettre à Monsieur le Directeur du Constitutionnel

A MONSIEUR LE DIRECTEUR DU CONSTITUTIONNEL

26 juillet 1844.

Monsieur,

On a beaucoup parlé des chroniques, des ballades et des légendes ; on en a usé, on s’en est moqué ; c’est tout simple. Le poète, l’écrivain dramatique, le
romancier, le conteur, le musicien, le faiseur de ballets, le philosophe, le peintre, tout le monde s’en est servi, Michel-Ange et La Fontaine, Desdemona et Giselle, tous enfin, depuis sainte Thérèse jusqu’à Voltaire, depuis Klopstock jusqu’à Vadius.

La ballade, à mon gré, est une chose fade.

Je n’oserais pas être de l’avis de Trissotin, mais il est certain qu’aujourd’hui tout cela est un peu passé de mode.

Pourtant, on m’a raconté en Allemagne une légende ou une ballade, comme on voudra, que j’ai recueillie, non qu’elle ait rien en soi de bien remarquable, hormis une fin assez terrible. La voici ! Malheureusement je n’ai pas traduit ; je n’ai fait qu’essayer de me souvenir à peu près du sujet et du style.

Agréez, etc.