Lettre à Alexandre Dumas
Vendredi, 16 juin 1848.
Mon cher Dumas,
Je viens de lire la France Nouvelle et j’irai vous serrer la main. Mais il faut que je vous remercie à l’instant même de la vive émotion que je ressens. Vous me rendez fier, mon ami, et vous me donnez le droit de l’être, lorsqu’un homme tel que vous daigne écraser une petite maladresse sous de si belles, si braves et si nobles paroles.
Une autre impression encore m’a été au cœur, c’est notre vieille amitié toujours jeune, et ce sentiment plein de force et de dignité, qui fait qu’ayant dans les mains l’arme la plus puissante et la plus redoutable, si vous tirez l’épée pour attaquer, c’est en même temps pour défendre.
A vous de cœur.