Lettre à Citoyen Rédacteur du Journal le National

Paris, 20 août 1848.

Monsieur,

L’Académie française m’a fait l’honneur, dans sa dernière séance, de me donner le prix fondé, comme encouragement, par M. le comte de Maillé-Latour-Landry. Ce secours, accordé pour un an, consiste en une somme de treize cents et quelques francs, intérêt d’un capital de trente mille francs légué par le testateur, et placé en rentes sur l’Etat.

Voulez-vous être assez bon, monsieur, pour ajouter cette somme à celles que vous avez déjà reçues en faveur des victimes des événements de juin 1848 ? Je m’empresserai de la verser entre vos mains aussitôt qu’elle me sera parvenue.

Veuillez agréer, monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.