Lettre à Monsieur Charpentier, Éditeur, 19, Rue de Lille

Janvier 1850.

Je suis vraiment désolé, mon cher ami, de voir que, pour grossir de quelques pages notre volume, nous imprimions des choses qui ne valent rien, et que je n’ai même pas voulu publier à vingt ans dans mon premier recueil. N’est-ce pas une faute bien réelle que nous faisons ? N’est-ce pas nous faire tort bénévolement ? N’y a-t-il donc pas moyen de composer un volume plus petit, et convenable ? Ne le vendrait-on pas, fût-ce un peu moins cher ? Quant à moi, j’ai beau faire, je ne peux pas corriger
les Derniers moments de François I
er
.
Il y a dix-neuf ans que c’est au
rancart.
— Faites un effort, au nom du ciel ; laissez-moi ne donner au public que ce dont je puis être content. Vous me soulagerez d’un vrai fardeau.

A vous.