Lettre à Monsieur Charpentier, Éditeur, 19, Rue de Lille
Lundi, 30 septembre (1850).
Mon cher ami,
Je vous envoie le catalogue de
l’Assemblée
, où vous trouverez quatre ou cinq romans de mon frère, annoncés sous mon nom. Vous m’avez dit que vous vous chargeriez de demander la rectification. J’aimerais mieux en effet que vous me rendissiez ce service, attendu qu’il est délicat pour moi de parler de mon frère.
D’ailleurs, votre position, étant
mon éditeur,
vous donne, il me semble, toute espèce de droit. Car c’est, au bout du compte, une sotte tromperie qui est toujours préjudiciable : le public peut nous croire complices.
Si vous voulez bien vous en charger, tenez-moi
au courant, parce que, si on ne rectifie pas l’erreur, il faudra écrire dans d’autres journaux.
Tout à vous
.