Lettre à Christine Trivulce de Belgiojoso
À la princesse Belgiojoso
Jeudi, s.d.
Non, princesse, je n’aurai jamais l’esprit assez de travers pour vous croire féroce. Si je vous ai paru faché hier soir c’est un tort que j’ai eu, mais je ne peux pas m’en repentir puisque cela me vaut un mot si bon et si obligeant de votre part. Vous n’êtes chez vous aujourd’hui, par conséquent je ne puis vous remercier de vive voix, à mois que la providence me permette que je vous rencontre au Palazzo Jaubert.
Compliment respectueux
Alfd de Musset
Jeudi
Notes
- Transcription intégrale d’après la notice de collection, p. 70. Orthographe de la source conservée : « faché », « à mois que ».