Poésies
À Alfred Tattet II
Poème · première publication : novembre 1842
Présentation
Poème posthume daté de novembre 1842, distinct du sonnet À Alfred Tattet composé à Bury le 10 août 1838.
Collection ou cycle
Œuvres posthumes · Après 1857
Textes publiés après la mort de Musset.
Relations
Adressée à Alfred Tattet — Le poème est explicitement adressé à Alfred Tattet.
Texte intégral
À ALFRED TATTET
Non, mon cher, Dieu merci ! pour trois mots de critique
Je ne me suis pas fait poète satirique ;
Mon silence n’est pas, quoi qu’on puisse en douter,
Une prétention de me faire écouter.
Je puis bien, je le crois, sans crainte et sans envie,
Lorsque je vois tomber la muse évanouie
Au milieu du fatras de nos romans mort-nés,
Lui brûler, en passant, ma plume sous le nez ;
Mais censurer les sots, que le ciel m’en préserve !
Quand je m’en sentirais la chaleur et la verve,
Dans ce triste combat dussé-je être vainqueur,
Le dégoût que j’en ai m’en ôterait le cœur.
Novembre 1842. Sources
- Œuvres posthumes, Charpentier, 1888