Poésies

À ma mère

Poème · première publication : 16 novembre 1824

Présentation

Poème composé le 16 novembre 1824 et publié à titre posthume.

Collection ou cycle

Œuvres posthumes · Après 1857

Textes publiés après la mort de Musset.

Relations

Adressée à Sa Mere — Le poème est explicitement adressé à la mère de Musset.

Texte intégral

À MA MÈRE
SUR L’AIR DE : FEMME, VOULEZ-VOUS ÉPROUVER…

Après un si joyeux festin,
Zélés sectateurs de Grégoire,
Mes amis, si, le verre en main
Nous voulons chanter, rire et boire,
Pourquoi s’adresser à Bacchus ?
Dans une journée aussi belle
Mes amis, chantons en chorus
À la tendresse maternelle. (bis)

Un don pour nous si précieux,
Ce doux protecteur de l’enfance,
Ah ! c’est une faveur des cieux
Que Dieu donna dans sa clémence.
D’un bien pour l’homme si charmant
Nous avons ici le modèle ;
Qui ne serait reconnaissant
À la tendresse maternelle ? (bis)

Arrive-t-il quelque bonheur ?
Vite, à sa mère on le raconte ;
C’est dans son sein consolateur
Qu’on cache ses pleurs ou sa honte.
A-t-on quelques faibles succès,
On ne triomphe que pour elle
Et que pour répondre aux bienfaits
De la tendresse maternelle. (bis)

Ô toi, dont les soins prévoyants,
Dans les sentiers de cette vie,
Dirigent mes pas chancelants,
Ma mère, à toi je me confie.
Des écueils d’un monde trompeur
Écarte ma faible nacelle.
Je veux devoir tout mon bonheur
À la tendresse maternelle. (bis)

16 novembre 1824.
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Sources

  • Alfred de Musset, Poésies complètes, Bibliothèque de la Pléiade, 1951