Poésies
Le Chant des amis
Cantate · première publication : 21 juin 1852
Présentation
Cantate mise en musique par Ambroise Thomas et exécutée à Lille le 21 juin 1852.
Collection ou cycle
Poésies nouvelles · 1836 à 1852
Recueil des poèmes de la maturité.
Texte intégral
LE CHANT DES AMIS
De ta source pure et limpide
Réveille toi, fleuve argenté ;
Porte trois mots, coursier rapide :
Amour, patrie et liberté !
Quelle voile, au vent déployée,
Trace dans l’onde un vert sillon ?
Qui t’a jusqu’à nous envoyée ?
Quel est ton nom, ton pavillon ?
J’ai porté la céleste flamme En tous lieux où Dieu l’a permis. Mon pavillon, c’est l’oriflamme ; Mon nom, c’est celui des amis. Fils des Saxons, fils de la France, Vous souvient il du sang versé ? Près du soleil de l’Espérance Voyez vous l’ombre du passé ? Le Rhin n’est plus une frontière ; Amis, c’est notre grand chemin, Et, maintenant, l’Europe entière Sur les deux bords se tend la main. De ta source pure et limpide Retrempe toi, fleuve argenté ; Redis toujours, coursier rapide ! Amour, patrie et liberté.
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Sources
- Maurice Clouard, Documents inédits sur Alfred de Musset, Paris, 1900, chap. « Quelques Œuvres inédites ou peu connues d’Alfred de Musset », p. 173-217.